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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films présents sur ce site ici.

Le Gore au Cinéma

Vous aimez les films gore?
Toxic Avenger vous conseille cet excellent article :

Salut !

Bienvenue sur le blog des films d'horreur !
Alors le concept est tout simple : chaque film d'horreur que j'ai vu est assorti d'une fiche (la plupart sont des classiques, et je tiens à préciser que le site est en perpétuel changement), de ma critique personnelle et d'une note. Vous pouvez vous aussi critiquer ces films et les noter, je ferais d'ailleurs leurs moyennes dès que possible. Bonne lecture !!

Enfin une mise à jour ! Elle aura lieu très prochainement. J'en profiterais aussi pour changer toute la notation et ramener les notes sur 6 points...C'est ainsi beaucoup plus pratique pour s'y repérer.

Deadpool_az

Jeudi 17 mai 2007

RAZORBACK
(Russell Mulcahy - 1984 - 1h35)

Avec Gregory Harrison, Arkie Whiteley, Bill Kerr

L'histoire:
Un soir, dans une maison isolée au milieu du désert australien, un vieil homme, Jake Cullen, et son petit-fils Scotty sont attaqués par un sanglier monstrueux. L'enfant disparaît et le grand-père, amputé d'une jambe, est un moment accusé du meurtre. Deux ans plus tard, Beth Winters, journaliste américaine, débarque dans la région pour enquêter sur un massacre de kangourous...

Mon avis:
Une journaliste américaine d’une émission de télé à la 60 Millions d’Amis va tourner un reportage en Australie dans un petit village qui ne vit que du massacre des kangourous, autant dire que l’accueil est charmant. Et quelque chose sévit dans les environs, un razorback (une sorte de cochon sauvage – accompagné de sa troupe de cochons sauvages forcément). Seulement voila, c’est LE razorback, le mythe ou plutôt l’énigme du coin, parce qu’il est gigantesque (à peu près la taille d’un rhinocéros et une allure de sanglier enragé). La demoiselle quant à elle va disparaître après un accident de voiture…Et son compagnon arrive donc pour comprendre ce qu’il c’est passer.
Bon alors déjà au niveau de la réalisation, c’est du grand art. Chaque plan est savamment soigné, et la photographie de l’ensemble fait la part belle aux superbes panoramas de l’Australie, en jouant avec la profondeur de champ ou encore les couleurs, si bien que certaines scènes la nuit semblent tout droit sorties d’un rêve. Les séquences de délires en plein désert sont d’ailleurs du plus bel effet. On est loin d’une série B. D’ailleurs le réalisateur, c’est Russell Mulcahy, qui va signer le très bon et très qui-n’a-rien-à-voir-avec-ses-suites-au-niveau-de-la-qualité Highlander. Un Australien pure souche, et ça se voit, il retranscrit à merveille le climat australien.
L’histoire et le rythme maintenant…Au début l’intrigue est bien ficelée, le razorback nous intrigue, mais c’est après qu’on sent une cruelle baisse de rythme qui malheureusement aura du mal à remonter, en grande partie aussi à cause de la fin du film qui accumule les clichés des séries B et n’a donc plus grand-chose à voir avec le reste du film, ce qui est bien dommage. Surtout que le film pèche un peu au niveau de l’animation du sanglier, et puis comme par hasard aussi le razorback est une énorme bête sanguinaire au début (la folie furieuse de ses attaques est parfaitement retranscrite) mais dès qu’il s’en prend à nos héros il est plus lent, plus facile à manipuler, plus faible aussi. Dommage. Sinon au niveau du scénario c’est du basique mais tout cela fonctionne très bien.
Puisqu’il s’agit (forcément sinon il n’aurait pas grand-chose à faire sur ce blog…) d’un film d’épouvante, intéressons-nous un peu à tout ce qui vaut le coup dans ce film au niveau de l’horreur : Alors d’abord amateurs de gore abstenez-vous sur ce film puisqu’il ne contient quasiment aucune scène de gore, en effet tout est suggéré et ce n’est pas pour cela que le film ne provoque aucun dégoût, au contraire ! L’ensemble est aussi doté de moments très glauques et poisseux du plus bel effet, et rien que ça, ça vaut le coup !
A part ça, rien à redire au niveau des acteurs qui sont tous très correct et mention bien à la musique très sympathique.
En bref, une très bonne surprise là ou je ne m’attendais qu’à un film de seconde zone de plus, on a en effet le droit à un très bon film de monstre, rehaussé par de superbes paysages et une belle réalisation, hormis à la fin malheureusement. Et puis un gros plus : Un film qui n’a quasiment pas vieilli.

4.5/6

Par deadpool_az - Publié dans : Créatures
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Jeudi 17 mai 2007

GHOSTS OF MARS
(John Carpenter - 2001 - 1h40)

Avec Natasha Henstridge, Ice Cube, Jason Statham

Interdit aux moins de 12 ans

L'histoire:
En 2176, la Terre a fait de Mars une colonie minière où 640 000 personnes tentent de vivre dans un environnement hostile.
A Chryse, la capitale de la vallée sud, le lieutenant Melanie Ballard et son équipe reçoivent l'ordre de transférer James "Desolation" Williams, un criminel de la pire espèce, à la Cour de justice. Ils débarquent alors dans la ville abandonnée de Shining Canyon. Seuls Desolation et une poigné de détenus, enfermés dans leur cellule, semblent être les rescapés d'une terrible catastrophe. Des cadavres mutilés jonchent les couloirs de la prison.
Au même moment, au fond du cratère de la mine à ciel ouvert, un étrange rituel se déroule. Des milliers de guerriers en transe s'adonnent à des rites barbares et sanglants. Le Bien va s'allier au Mal pour combattre le Pire.

Mon avis:
Film de science-fiction et d’épouvante, encore une belle réussite du maître John Carpenter ! Et de plus doté d’un casting impressionnant : Natasha Henstridge ( La Mutante ), Ice Cube (Les Rois du Désert), Jason Statham (Arnaques, Crimes et Botanique ou encore Snatch), Pam Grier (Jackie Brown) ou encore Clea DuVall (The Faculty, The Grudge). La plupart s’en sortent plus qu’honorablement. Le moins que l’on puisse dire est qu’ici en changeant encore de registre (on est quand même en plein dans la science-fiction) Carpenter ne déçoit pas.
Doté d’un faible budget (enfin faible budget pour le genre – 28 millions de dollar tout de même), ce qui se voit malheureusement par moments (les décors qui font un peu trop carton pâte, les costumes qui font série télévisée de science-fiction, certains effets spéciaux datant un peu), Carpenter arrive à passer outre cela en préférant par exemple les vrais effets gore (et il y en a, on ne peut pas être déçu de ce côté-là !) à ceux créés par effets numériques, et heureusement. Il n’y a rien de plus moche qu’une scène gore façonnée en numérique (peut-être Carpenter a-t-il retenu la leçon de Vampires).
Mise à part ça, scénario très sympathique, original et qui mixe habilement le genre épouvante avec celui de la science-fiction. On ne s’ennuie pas tellement les révélations vont crescendo. On regrette juste une introduction (censée présenter la plupart des personnages) assez raté qui accumule les clichés sur chaque perso, heureusement jusqu’à la fin du film tous acquièrent une réelle profondeur et c’est tant mieux. Enfin bon il ne faut pas trop s’attacher à eux comme le film le prouve, ici quand un personnage meure ce n’est pas fait dans la dentelle ! Bon le scénario est sans grandes surprises toutefois.
Sinon, au niveau de la narration, l’histoire est racontée par l’héroïne pour le compte de ses supérieurs, ainsi que tout ce qu’elle a entendu dire, ce qui fait qu’on apprend au fur et à mesure tout ce qu’il s’était réellement passé, et on à droit à des histoires dans l’histoire assez savoureux.
Toujours s’agissant du scénario, on a le droit à quantité de gunfights homériques, de bastons à tout va et de scènes héroïques, le tout dosé savamment avec des scènes de tensions, d’épouvante et de suspens du plus belle effet.
On a aussi le droit à un nouveau vilain, un type dont Carpenter voulait qu’il soit une icône du cinéma d’horreur (ça se voit, ça se sent) mais malheureusement ici le pari est complètement raté. Big Daddy Mars (c’est son nom), sous ses allures de sous chanteur de Kiss, ne provoque que très rarement la peur comme il se devrait et se fait mettre minable par tous les personnages. Dommage, comme pour la troupe de sauvage (oui je vais les appeler comme ça) dont les apparitions peuvent être très réussies mais aussi assez ridicules parfois.
Sur la forme, Carpenter use malheureusement d’effets clippesques assez inutiles qui ne lui ressemblent pas (certains effets laissent même à penser que le film a été raccourci volontairement) mais se rattrape avec une réalisation en béton, il connaît son boulot et ça se voit. Pareil pour la musique heavy metal à souhait signée Big John qui accompagne à merveille le film.
En bref, un excellent western futuriste doublé d’un très bon film d’épouvante, un grand divertissement dans le genre série B (mais de luxe !) sans prise de tête, pari réussi encore une fois pour John Carpenter.

5/6

Bande-annonce

Par deadpool_az - Publié dans : Survival
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Mardi 15 mai 2007

LEPRECHAUN
(Mark Jones - 1993 - 1h32)

Avec Warwick Davis, Jennifer Anniston, Ken Olandt

L'histoire:
Dan O'Grady revient aux Etats-Unis après avoir volé en Irlande l'or de la tribu des Leprechauns, petits elfes teigneux des contrées anglo-saxonnes. Mais un leprechaun s'est embarqué avec lui...

Mon avis:
Encore un film de série B et même Z, voyons voir ça…
Alors tout d’abord le film est assez original par l’utilisation d’un « tueur » assez original : Un farfadet. Et cela est prétexte à pas mal de situations assez cocasses puisque apparemment comme tout farfadet (je dit apparemment, je ne suis pas vraiment expert en farfadet), celui-ci est vénal (le scénario est tout simple : il va passer son temps à courir après son sac de pièces d’or qu’il avait perdu, en tuant si possible), s’amuse avec ses victimes, ne peut s’empêcher de cirer des chaussures quand celles-ci ne le sont pas assez, peut se téléporter et craint les trèfles à quatre feuilles. Ca peut donner du bon tout ça.
Alors premièrement on a le droit à une introduction assez sympathique, jusque ici tout va bien mais il ne faut pas longtemps au film pour rencontrer ses limites : une réalisation presque indigne d’un téléfilm pourri, des acteurs minables (d’ailleurs en parlant d’acteurs minables Jennifer Anniston joue ici son premier grand rôle – je sais je suis méchant), des incohérences et invraisemblances énormes dans le – hum – scénario et des personnages stéréotypés au ridicule. Oui, on nage en plein dans la série B. Et j’ajouterais aussi que le film est d’une lenteur pas possible malgré son assez courte durée. Et puis bon le vilain est tellement ridicule qu’on n’arrive pas à avoir peur à la place des personnages.
Bon le film n’est pas minable à ce point, quelques scènes sortent du lot et se révèlent assez sympathique, et on peut aussi ajouter que pour un premier film d’une grande (enfin plutôt longue) saga, et contrairement aux premiers Critters ou Ghoulies, celui-ci n’est pas avare d’apparitions de la créature, on a de quoi se rincer l’œil donc, et l’observer sous toutes les coutures.
En bref, un film d’épouvante de série B sans prétention mais très moyen.
PS : C’est Warwick Davis qui campe l’elfe dans les 6 films Leprechaun, un acteur qui a joué entre autres Wicket dans Star Wars VI et les deux films sur les Ewoks, Willow dans le film du même nom, le professeur Flitwick dans les Harry Potter ou encore Marvin dans H2G2. Un beau palmarès !

2/6

 

Par deadpool_az - Publié dans : Créatures
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Mardi 15 mai 2007

GUINEA PIG : DEVIL'S EXPERIMENT (Za Ginipiggu : Akuma no Jikken)
(Hideshi Hino - 1985 - 43mn)

Interdit aux moins de 16 ans

L'histoire:
Une jeune femme est kidnappée et subit les pires tortures.

Mon avis:
Bon d’abord pas de captures d’écran ici pour une simple et bonne raison : Je ne vois pas ce qu’il peut y avoir d’intéressant dans ce film à faire partager ici.
La saga des Guinea Pig est bien connue dans le monde du cinéma d’horreur et plus particulièrement des adeptes du gore et des trucs à la catégorie III hongkongaise. L’intêrét et le but recherché de cette saga ? Du gore, du gore et toujours plus de gore. Les deux premiers (Devil’s Experiment et Flower of Flesh and Blood) misent avant tout sur l’aspect snuff-movie tandis que les quatre autres (He Never Dies, Mermaid in a Manhole, Android of Notre Dame et Devil Woman Doctor) misent plutôt du côté du gore décalé, avec humour.
Donc ici tout est fait pour nous laisser croire à un snuff-movie : Il n’y a aucun nom des personnes ayant participées au « film », la réalisation est amateur tout comme les caméras utilisées. Et hormis dans les espèces de génériques au début et à la fin du film (nous disant qu’il s’agit d’une cassette retrouvée, etc., dans le but encore de renforcer l’aspect snuff) aucune musique ne se fait entendre.
L’histoire ? Bah juste trois types qui testent le seuil de résistance d’une otage par différentes tortures bien senties.
L’intérêt ? Aucun. C’est très mal joué (l’actrice mériterait l’oscar de l’interprète la moins convaincante), long (le film se déroule en plusieurs chapitres - chacun avec une torture différente - donc certains comme la séquence des claques sont interminables…Et mal fait qui plus est), et plus que complaisant. Malsain, peut-être pas, puisque c’est tellement mal fait par moments qu’on sait très bien que c’est du cinéma et hormis quelques séquences bien senties on ne se met jamais à la place de la pauvre femme.
Bon alors on espère qu’il y aura un peu de gore, histoire d’en avoir au moins pour son temps de vision, mais pas grand-chose encore : Seule la scène finale du perçage de l’œil est bien gore.
Que des points négatifs ? Presque. Je ne retiendrais que quelques scènes sympas comme celles de la musique à fond ou les vers (et encore…) mais ça ne relèvera pas la note. Il parait que le 2ème opus, Flower of Flesh and Blood, est lui doté d’un scénario identique mais à au moins le luxe de nous foutre du gore à outrance plein la vue. Ca peut être sympa.
En bref, ça aurait pu être seulement très mauvais mais en plus c’est mal joué et les effets spéciaux sont bidons. Une bouse.

0/6

Par deadpool_az - Publié dans : Extrême / Gore
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Samedi 12 mai 2007

STEVE NILES
Futur maître du comics d'horreur?

Comme certains déjà le savent, ma passion première n'est pas le cinéma mais les comics, c'est-à-dire la bande dessinée américaine, représentée le plus souvent par chez nous par le genre super-héroïque, à la Batman ou Spider-Man. Mais il n'y a pas que ça. Et puisque ce blog parle de films d'horreur, donc d'horreur, je me suis dit pourquoi pas y ajouter un dossier que j'ai fait il y a quelques mois pour les quelques forums de comics que je fréquente.
Surtout qu'il s'agit d'un dossier de Steve Niles, LE scénariste de bande dessinée horrifique du moment.
Mais voyez par vous-même.

 

Auteur de comics qu'on ne connait que trop peu en France (il est publié un peu n'importe ou, après faut savoir chercher un minimum), j'ai décidé de vous faire un petit topo des quelques (excellents) albums que vous pouvez trouver sur cet auteur atypique, spécialisé dans le registre de l'horreur, et non dénué d'humour...

Tout d'abord une très petite biographie, merci Delcourt :

Steve Niles a démarré dans le milieu en créant sa propre maison d’édition, Arcane Comix. Il fait partie de ses auteurs qui ont contribué à redonner à la bande dessinée d’horreur ses lettres de noblesse, notamment au travers de titres tels que Wake the Dead, Hyde ou Criminal Macabre. Il réside aujourd’hui à Los Angeles où il travaille sur l’adaptation cinématographique de plusieurs de ses oeuvres dont 30 jours de nuit.

Ca c'est fait, maintenant intéressons-nous à 4 albums (en même temps c'est les seuls que j'ai lu de lui - il se fait vraiment trop rare en France) : 30 Jour de Nuits, Criminal Macabre, Remains et Bigfoot.

 

30 JOURS DE NUITS (Steve Niles - Ben Templesmith - Ed. Delcourt)

L'histoire, brièvement : Une horde de vampire a décider de se faire un petit repas en cloisonnant entièrement une petite bourgade d'Alaska, durant leur hiver polaire, c'est à dire 30 jours de nuits...Ou les vampires pourront donc s'en donner à foison !

Ici Niles se place plutôt dans le registre de l'horreur pure : C'est froid, sec, ça gicle pas mal, c'est assez terrifiant et surtout c'est très bien fait. Non pas que le scénario en soi soit très original (c'est plutôt simple), mais pour le vrai fan d'horreur c'est une petite perle...On voit vraiment que Niles est un vrai fan d'horreur, cela se ressent énormément dans le récit et l'ambiance sombre et désespéré de l'histoire est merveilleusement rendue...
Côté dessins, Templesmith s'éclate comme un fou, c'est sombre, glauque, parfois vraiment très (très) gore mais surtout encore une fois très bon et beau. Des fois des petites difficultés malheureusement à comprendre la case, mais le résultat vaut vraiment le coup d'oeil, c'est terriblement beau pour tout fan de ce genre de style (pensez à Ashley Wood, c'est du même acabit).
Bref, une petite perle d'horreur simple mais terriblement bien faite qui vaut au moins un coup d'oeil.

5/6

CRIMINAL MACABRE (Steve Niles - Ben Templesmith - Ed. Carabas)

Ancien flic reconverti dans la profession de détective, le protagoniste ici présent se retrouve sur les traces d'une machination orchestrée par des humains, des loups-garous et des goules. Heureusement certains morts-vivants (qui eux n'ont rien à se reprocher) l'aideront dans son périple afin de...sauver le monde forcément !

Scénario qui oscille entre horreur, humour et thriller (avec un beau complot), Niles se sert de toutes les ficelles communes à ces genres pour faire du neuf avec du vieux. C'est prenant, souvent drôle (Niles à un humour à la Ennis - Vous voyez ? ), et très bien orchestré car on peut passer de l'horreur à l'humour sans avoir l'impression que le récit soit coupé...On suit un personnage attachant (et pourtant il est alcoolique, déprimé...) auquel les évènements dont il est la victime laissent presque place à une indifférence, alors que ses camarades humains eux ne le croient pas un instant...Rajoutez à cela toute une galerie de monstres (loups-garous, zombies, goules...) et tout cela donne une aventure-thriller horrifique (oui il y a certains moments assez angoissants en plus) et comique du plus bel effet ! Comme quoi on peut s'essayer à des combinaisons sans s'y perdre...J'ajouterais qu'en plus de cela on a droit à la fin de l'histoire à une énième affrontement du protagoniste avec le big boss...Bref que du bonheur !
Niveau dessin, Templesmith est un peu en deçà de 30 Days of Night mais ça reste très bon, on voit qu'il se fait plaisir avec tous ces monstres et puis bon ça reste Templesmith donc hein...Et puis on est ici pour parler de Niles d'abord !!

5/6

Une jolie couverture...

 

 

 

REMAINS (Steve Niles - Kieron Dwyer - Ed. Bamboo, Coll. Angle Comics)

L'histoire : A la suite d'une erreur de manipulation, un "boulet" (forcément) irradie totalement la planète avec une bombe atomique. Résultat : quasiment toute la planète se transforme en joli zombie, avide de chair fraîche. Et on suit ici deux survivants, une madame et un monsieur qui forcément se déteste mais doivent vivrent ensemble pour survivre...Comment s'en sortiront-ils (s'ils s'en sortent) ?

Tout d'abord niveau scénario, scénario terriblement bidon mais ça se voit que c'est pleinement assumé. Et puis tout est prétexte à nous divertir ici, et ça marche plutôt bien. Un récit plutôt humoristique donc, même si parfois très gore mais en tout les cas un divertissement fun à toute épreuve, assorti en plus d'un bel hommage aux films de Romero (un peu comme Walking Dead de Kirkman, mais en moins sérieux) : que ce soit pour les militaires, les zombies qui apprennent à parler sur la fin, enfin quelques trucs de parts et d'autres qui ne font qu'agrémenter la lecture...En bref, encore une fois, Steve Niles nous prouve qu'en appliquant toujours les mêmes recettes on peut arriver à des résultats vraiment très bons, tant que c'est bien fait.
Sinon niveau dessin, alors la rien à dire non plus : Steve Niles sait s'entourer, Kieron Dwyer est là pour nous le prouver ! Un trait tout en crayonnés, esquisses, un style presque expérimental pour Dwyer (surtout si on le voit à côté sur Avengers) mais qui ressort magnifiquement bien. C'est très beau, et les couleurs en teintes chaudes agrémentent à la perfection le dessin.
En bref, encore un agréable moment de lecture, surtout pour les amateurs d'humour horrifique et de divertissements totalement assumés.

5/6

Une planche sympathique...
Tout comme cette zoulie cover!!

BIGFOOT (Steve Niles - Rob Zombie - Richard Corben - Ed. Toth)

1973, parc national de Blackwood...une famille se fait massacrer dans un chalet au coeur de la forêt. le petit Billy est le seul rescapé. Officiellement: une attaque d'ours. Pourtant Billy parlait plutôt d'un monstre, mais on préfère éviter le sujet dans la région... jusqu'à aujourd'hui! Une histoire basée donc cette fois-ci sur le Bigfoot, ou Sasquatch, vous savez le gros singe américain dont le pendant asiatique est l'Incroyable Homme des Neiges (si je ne me trompe pas).

Alors niveau scénario, outre Steve Niles, un autre spécialiste de l'horreur : Rob Zombie. Chanteur de hard-rock et aussi réalisateur-scénariste de La Maison des 1000 Morts et The Devil's Reject, tout deux films d'horreurs et en même temps hommage à ceux-ci. Du lourd donc. On peut supposer que c'est Zombie qui a incorporé le genre de personnages hauts en couleurs comme on en voit dans Bigfoot, ou encore certains dialogues (comme la référence à la famille Manson). Sinon, Niles s'attaque encore à un autre spécimen de l'horreur (après les zombies, les morts-vivants, les loups-garous...) : le méchant Bigfoot. Alors c'est très bien fait (pour changer), le récit retranscrit très bien les attaques sauvages de la créature d'une part, sa recherche et les découvertes macabres de l'autre. On regrettera juste une dénouement un peu voir beaucoup trop rapide.
Niveau dessin, c'est la claque absolue avec l'excellent Richard Corben qui rend à merveille la folie furieuse des attaques du Bigfoot, les courses-poursuites dans les bois la nuit et même tout le reste, avec certains fois des doubles pages qui arrachent les yeux tellement elles sont belles !
Bref, scénario un poil mineur pour du Niles mais quand même une très belle oeuvre, rehaussée par un Corben en grande forme !

4/6


(L'original est en couleur, je précise)

 

Bon voila après cette petite présentation des différentes vf consacrées à Steve Niles, je ne peux que vous conseiller d'essayer, au moins, pour voir. Un grand auteur, qui sait à partir d'éléments vus et revus donner du neuf dans le genre horrifique (et plus particulièrement le mélange gore-humour, horreur-humour ou tout simplement horreur-épouvante), et ce n'est pas si courant que ça. Au pire, si vous n'aimez pas le scénario les dessins devraient vous contenter, parce que Niles sait aussi très bien s'entourer (Templesmith, Dwyer, Corben, rien que ça). Bref un artiste injustement méconnu ici qui mérite d'être découvert !

 

Steve Niles

Ben Templesmith

Kieron Dwyer

Richard Corben

Rob Zombie

 

Où en est on avec Steve Niles ? Déjà vous pouvez le retrouver sur Hellspawn (Semic) et Les Enquêtes de Sam et Twitch (Delcourt), et Panini va sortir prochainement Batman - Gotham County Line en librairie, avec Scott Hampton aux dessins... Personnellement j’ai hâte de voir ce que va donner Niles sur du mainstream, même si apparemment ça restera dans le genre horrifique !
Et depuis fin décembre la suite de Criminal Macabre est disponible en vo chez Dark Horse, avec Kyle Hotz aux dessins.
Quant à 30 Days of Night, un film est prévu pour 2007, sans beaucoup de précisions pour l’instant...

 

J'espère que ça vous a plu, et particulièrement aux néophytes de la bande dessinée!!

 

Par deadpool_az - Publié dans : Dossiers divers
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