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Le Gore au Cinéma

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Toxic Avenger vous conseille cet excellent article :

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Alors le concept est tout simple : chaque film d'horreur que j'ai vu est assorti d'une fiche (la plupart sont des classiques, et je tiens à préciser que le site est en perpétuel changement), de ma critique personnelle et d'une note. Vous pouvez vous aussi critiquer ces films et les noter, je ferais d'ailleurs leurs moyennes dès que possible. Bonne lecture !!

Enfin une mise à jour ! Elle aura lieu très prochainement. J'en profiterais aussi pour changer toute la notation et ramener les notes sur 6 points...C'est ainsi beaucoup plus pratique pour s'y repérer.

Deadpool_az

Mercredi 25 avril 2007

LA NUIT DES FOUS VIVANTS (The Crazies)
(George Romero - 1973 - 1h43)
Avec Lane Carroll, Will McMillan, Harold Wayne Jones

L'histoire:
A la suite du dysfonctionnement d'une arme biologique, les habitants d'une petite ville se livrent à des pillages et des exactions. La folie est partout y compris dans l'armée qui commence à ne plus savoir quoi faire pour enrayer ce fléau...

Mon avis:
Entre La Nuit des Morts Vivants et Zombie, Romero nous livre un petit film (on voit bien qu’il est doté d’un budget peu conséquent) qui pourrait presque s’inscrire dans sa trilogie (bon tétralogie depuis peu) des morts vivants.
La Nuit des Fous Vivants : Pourquoi un tel titre, alors que le titre original reste sobre tout en restant explicite quant au contenu du film (The Crazies) ? Sûrement une volonté de vouloir ressembler à La Nuit des Morts Vivants afin de garantir des entrées dans les cinémas français. Mais bon sang, quel titre ridicule, vraiment.
Le scénario ? Assez attrayant quand on sait ce que Romero peut faire avec des scénarios bidon (cf. La Nuit des Morts Vivants ou les zombies apparaissent comme ça, sans aucune explication) : Ici une arme bactériologique a contaminée par hasard une petite ville, provoquant chez les personnes infectées un gros grain de folie suivi pour certains d’une mort au bout de quelques jours. Charmant. Des militaires sont donc envoyés afin de mettre en quarantaine la ville, de soigner autant de personnes que possible et surtout d’éviter que la nouvelle se sache (on coupe donc les lignes téléphoniques ou encore la radio). Et dans tout ça, nous suivons un groupe qui essaye tant bien que mal d’échapper à la mainmise des militaires.
Romero aurait pu faire un film basé sur la paranoïa, à savoir qui est infecté dans le groupe ou dans la ville (comme dans l’excellent The Thing de Carpenter), ou bien aurait pu aussi se servir de la folie des victimes contaminées pour se la jouer à la folie furieuse, sexuelle et malsaine comme dans l’excellent aussi Frissons de Cronenberg (dont je soupçonne quand même Romero de s’en être inspiré pour la scène du père essayant de violer sa fille sous le coup de la folie), mais non : Il s’écarte de ces pistes pour le moins attrayantes et préfère jouer à l’anti-militariste au travers d’un film qui est plus un pamphlet contre l’armée qu’autre chose. C’est simple, je n’ai pas vu un film se fichant autant de l’armée et la démolissant comme cela en la tournant au ridicule et en mettant en exergue ses contradictions et ses défauts depuis Les Sentiers de la Gloire du maître Stanley Kubrick. Et si vous pensiez que le film de Romero le plus anti-militariste était Le Jour des Morts Vivants (je le pensais aussi), et bien non. Tout y passe : la lourdeur de l’appareil administratif, les pontes de l’armée qui prennent leurs décisions bien au chaud et loin de l’action, les militaires qui obéissent stupidement aux ordres et qui sous leurs masques ne font preuve d’aucun sens moral, comme par exemple en dépouillant les cadavres de leurs bijoux et porte-monnaie. D’ailleurs l’utilisation des masques à gaz sur les militaires renforce leur côté inhumain, et c’est à se demander des militaires ou des « fous », lesquels le sont vraiment, de fous.
Donc ça critique, ça critique mais voila : On aurait espéré un peu plus de frissons dans un film qui ne contient quasiment aucune scène gore et dont les effets spéciaux sont vraiment laids. Et comme je l’ai dit précédemment on regrette que Romero n’ait pas plus insisté sur le côté paranoïa de la chose ou encore qu’il ne se soit pas concentré sur les fous à proprement parler, ce qui aurait pu être intéressant et constituer de belles scènes. Un gros regret de ce côté. Car ici, hormis le pamphlet anti-militariste assez intéressant et drôle quoi qu’un peu répétitif, le film traîne vraiment en longueur, car, tout comme par exemple La Colline a des Yeux de Wes Craven, a énormément vieilli, ce qui est bien dommage.
Hormis ça pêle-mêle on note une réalisation parfois confuse, des acteurs tous assez bons, une musique militaire du plus bel effet ou encore quand même quelques scènes qui valent le coup d’œil.
En bref, film qui peut facilement être vu comme complément aux nostalgiques de la saga des morts vivants de Romero, se concentrant malheureusement beaucoup trop sur l’anti-militarisme au détriment l’épouvante, tout cela rehaussé par le fait qu’il a très mal vieilli. Assez bon mais pas plus.

3.5/6

 

Par deadpool_az - Publié dans : Autres
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Mercredi 25 avril 2007

RING (Ringu)
(Hideo Nakata - 1997 - 1h38)
Avec Nanako Matsushima, Miki Nakatani, Hiroyuki Sanada

Interdit aux moins de 12 ans

L'histoire:
Un soir, seules à la maison, deux lycéennes se font peur en se racontant une mauvaise blague. Une étrange rumeur circule à propos d'une cassette vidéo qui, une fois visionnée, déclenche une terrible malédiction : une mort annoncée sept jours plus tard.
Après le décès de sa cousine Tomoko Oishi, Reiko Asakawa, une jeune journaliste, enquête, mais très vite le maléfice la rattrape.

Mon avis:
Original du remake The Ring de Gore Verbinski (c’est marrant de parler dans ce sens là), autant dire que ce film d’épouvante japonais n’a rien à envier à son remake que j’ai pourtant adoré.
Scénario assez complexe mais néanmoins savoureux, traitement très américain dans le film (en tout cas c’est ce que j’ai ressenti, et ce qui expliquerais pourquoi le remake est si proche de l’original par moment, au plan et dialogue près, même la musique possède de grosses ressemblances avec l’original), Hideo Nakata a réalisé ce film tout en sobriété, sans aucun effet choc destiné à faire frémir facilement le spectateur, et pourtant ça marche, et même ça cours ! Malgré sa lenteur apparente le film est terriblement prenant, intéressant tout du long, souvent très effrayant et parfois même dérangeant comme quoi il n’y a pas besoin de litres de sang pour effrayer.
Les acteurs quant à eux sont tous très bon, la réalisation d’une sobriété qui n’a d’égale que son efficacité.
Pourquoi seulement 4.5 alors ? Il faut avouer que le film supporte quand même quelques lenteurs, mais je pense que c’est aussi parce que j’ai vu le remake avant l’original que les coups de théâtres ne m’ont pas fait grand effet…Le film aurait sûrement eu un bon 5 si je l’avais vu en méconnaissance du remake.
En bref, un excellent film d’épouvante qui arrive à faire frémir en restant dans la plus grande sobriété. Du grand art.

4.5/6

 

 

Dans la même saga :
The Ring
The Ring 2

Par deadpool_az - Publié dans : Cinéma Asiatique
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Lundi 23 avril 2007

ICHI THE KILLER (Koroshiya 1)
(Takashi Miike - 2001 - 2h09)
Avec Tadanobu Isano, Nao Omori, Shinya Tsukamoto

Interdit aux moins de 16 ans

L'histoire:
Anjo est un chef yakusa. Il disparaît avec 100 millions de yens. Kakihara, l'un des fidèles de son gang commence des recherches. Mais ses sanglantes méthodes ne plaisent pas aux autres gangs. Kakihara a cependant un rival de taille en la personne de Ichi, un meurtrier en puissance qui cache un étrange secret...

Mon avis:
Attention, film de fou ! Histoire de gangster sauce nippone gorgée de sadisme, on sent que Takashi Miike (réalisateur de Audition) s’est complètement laissé aller sur ce film à notre plus grand plaisir !
L’histoire, en bref : Un patron de la pègre nippone se fait assassiner, ses sbires vont tout faire pour retrouver le tueur, qui est en fait un dangereux psychopathe (Ichi) utilisé par une autre organisation criminelle. Bon c’est en gros, parce que l’histoire est par moment sacrément complexe.
Et qu’est ce qu’on obtient avec un scénario comme celui-ci ? Ca aurait pu être un film de gangster bien bateau, du genre déjà vu 100 fois, mais avec une énorme galerie de personnages hauts en couleurs et des scènes à la limite du supportable (la torture est plus que monnaie courante dans ce film), Takashi Miike nous livre un chef d’œuvre d’humour noir. Un peu comme Fight Club, le film peut se voir au premier degré, et même là Miike réussit son coup en livrant un thriller très sombre mais très touchant parfois malgré tout, mais peut également se voir comme une grosse comédie noire totalement déjantée et ne reculant devant aucun tabou. C’est ce genre de film à double facette qui peut se revoir facilement, en optant pour un côté ou l’autre.
Mais ne croyez pas que le film se borne à jouer l’ambiguïté envers la façon qu’on a de le voir, il s’avère très bon en tout point de vue : le scénario est d’une noirceur et d’un humour pas croyable, les amateurs de gore seront aux anges avec certaines scènes bien dégobillantes (pêle-mêle une pièce couverte de membres et d’organes internes après le passage d’Ichi, un bras arraché à main nue, des tonnes d’égorgements, un maquereau coupé en deux et j’en passe, un sbire qui se coupe la langue de lui-même pour une faute qu’il a commise) et d’autres d’un sadisme pas croyable, car j’y reviens on ne fait pas dans la dentelle question torture dans le film, et on peut assister à un nombre pas croyable de telles scènes dans le film. A voir avec le cœur bien accroché donc, et prévenu de ce auquel on s’attend. Il s’agit d’un film vraiment très dur par moments.
Mais croire qu’il ne se borne qu’à ça serait se tromper, un des gros points forts de ce film est d’ailleurs les personnages extrêmement charismatiques (Kahibara le premier, un personnage que je ne pourrais pas oublier, mention à l’acteur Tadanobu Isano - Qui est Kahibara ? C'est le personnage de l'affiche du film), joués par de très bons acteurs. Je pourrais aussi citer la réalisation vraiment excellente de Miike (qui n’en est pas à son premier film en même temps), ainsi que les musiques qui collent parfaitement au film.
Il y a aussi énormément à analyser dans le film de Miike, comme par exemple le thème du super héros réactualisé (cf. le costume d’Ichi) ou encore le parti pris de la perversion et du sado-masochisme. On voit que Miike s’est vraiment laissé aller à toutes les libertés sur ce film, et c’est du pur bonheur.
Un gros coup de cœur pour ma part mais « seulement » 5 car il s’avère assez complexe parfois, et on a du mal à faire des différences entre la réalité ou les pensées des personnages certaines fois. Quelques lenteurs aussi.
En bref, un très bon film qu’on peut voir comme un thriller très dur ou comme une comédie noire, doté d’un sadisme pas croyable mais surtout très bien interprété et réalisé. Un must de folie dérangeante.

5/6

Bande-annonce: (attention, elle est sévère)

Par deadpool_az - Publié dans : Cinéma Asiatique
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Samedi 21 avril 2007

NOUVELLE CUISINE (Gaau Ji)
(Fruit Chan - 2006 - 1h31)
Avec Miriam Yeung, Bai Ling, Tony Leung Ka Fai

Interdit aux moins de 16 ans

L'histoire:
Ching Lee, une ancienne star approchant la quarantaine, est décidée à retrouver sa beauté d'antan pour reconquérir son infidèle mari. Elle s'adresse alors à Mei, une cuisinière charismatique qui a pour spécialité les jiaozi, raviolis à la vapeur typiques de la cuisine chinoise. Vendus à prix d'or, les jiaozi de Mei, à l'étrange éclat rosâtre, sont réputés pour leurs vertus rajeunissantes.
Ching, prête à tout pour retrouver sa jeunesse, ne se soucie guère de connaître les ingrédients de la recette secrète de Mei. Quitte à en payer le prix fort plus tard...

Mon avis:
Bon déjà un petit conseil : Un film a regarder avec l’estomac bien accroché. Pas que le film verse dans le gore à outrance (c’est même plutôt le contraire), mais le sujet et quelques scènes chocs avec de lourdes suggestions et des images furtives (parfois moins furtives quand même) peut facilement filer la gerbe.
Il faut dire qu’avec un scénario comme celui-ci difficile de faire pire. Mais quel scénario ? Excusez du peu : Une ancienne infirmière concocte dans sa demeure des raviolis destinés à rajeunir physiquement, oui des raviolis mais à base de…fœtus humains. Ragoûtant, n’est-ce pas ?
Et je passe sur les conversations comme à quel moment exactement le fœtus a le plus d’effet, ou encore l’avortement pratiquée par la protagoniste d’un fœtus de 3 mois…Et devinez comment il va finir ?
On suit ici une riche célébrité, anciennement très populaire, qui va tout faire pour retrouver sa beauté d’antan afin que son mari arrête de se taper des maîtresses. Au début, elle aura du mal avec les raviolis (on la comprend aisément) puis y prendra goût, malgré quelques effets secondaires suivant les fœtus, et cela deviendra une drogue pour elle. Voila pour le scénario, en très, très gros.
Au niveau de la réalisation, Fruit Chan confère une identité très marquée au film, rehaussée par de jolies trouvailles visuelles. On trouve des angles de vue ou encore une photographie sublime. Les comédiens, du moins les principaux, sont tous très bons, malgré que ce ne soit pas évident de ne pas cabotiner dans un film de ce genre-la. Respect, donc.
Le scénario, qui parait plutôt très con est en fait assez intéressant et regorge de petits détails, souvent dérangeants. Car oui, le film est très dérangeant, et passé l’introduction, une fois qu’on est habitué à ces « raviolis », quand on se dit que finalement ça va c’est pas si horrible non plus, et bien c’est toujours dans ces moments la que le film va encore plus loin dans l’horreur.
Que demander de plus ? Peut-être d’accrocher au film. Car en dépit d’une réalisation parfaite je n’ai pas réussi plus que ça à m’immerger dans le film…La faute peut-être à une musique que j’ai trouvé quasiment à chaque fois hors de propos, mais pas seulement…Quoi d’autre ? Je ne saurais le dire…
En bref, un film très bon sous tout rapports mais qui a comme principal point faible d’être très difficile d’accès.

4/6

Bande-annonce

Par deadpool_az - Publié dans : Cinéma Asiatique
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Samedi 21 avril 2007

FREDDY CONTRE JASON (Freddy Vs Jason)
(Ronny Yu - 2003 - 1h36)
Avec Robert Englund, Ken Kirzinger

Interdit aux moins de 16 ans

L'histoire:
Voilà bien longtemps que Freddy ne hante plus les nuits des jeunes de Elm Street. Les drogues secrètement administrées aux adolescents par leurs parents empêchent tous les cauchemars et le condamnent à l'impuissance. Pourtant, non loin de là, l'instrument de sa vengeance attend...
Jason, le tueur maniaque enterré, n'est pas tout à fait mort. Freddy le sait et décide de pénétrer son esprit. Il va faire de lui le bras armé de son terrifiant retour. Bientôt, Elm Street redevient un enfer. La jeune Lori Campbell et ses amis voient les morts violentes se multiplier autour d'eux. Entre Freddy et Jason, c'est à celui qui saisira ses victimes le plus rapidement. Très vite, ils deviennent concurrents. L'affrontement est inévitable. Lequel des deux monstres triomphera ? Nul ne le sait. Une chose est certaine : si certains survivent à ce choc, ils n'oublieront jamais...

Mon avis:
Ca y est nous y voila enfin ! Et il aura fallu supporter 10 Vendredi 13 et 7 Freddy pour cela ! Bon bien sûr certains sont bons même très bons dans ces sagas, mais ça ne fera pas oublier les sombres daubes qu’il y a eu aussi…
Et nous voila enfin arrivé à la rencontre de ces deux monuments, le pervers porté sur l’humour noir qu’est Freddy et la grosse masse conservatrice de Jason. Un duel au sommet quoi !
Et malheureusement, malgré toutes les qualités du film, cela aurait pu être nettement mieux…Pourquoi ? Encore une fois parce qu’on s’intéresse plus aux protagonistes du film, c'est-à-dire aux adolescents, qu’à ces deux monstres que sont Freddy et Jason.
Bien sûr pour les néophytes ne connaissant rien aux personnages l’essentiel a été fait pour qu’ils ne se perdent pas, on a donc droit à l’histoire des origines de Freddy dès le début du film et à celles de Jason vers la fin, et on peut même assister au calvaire du petit Jason et à sa noyade alors que tout cela n’avait qu’été évoqué dans les autres Vendredi 13.
Et pourtant Ronny Yu (celui qui a ressuscité la saga Child’s Play dans l’excellent La Fiancée de Chucky), tout en mettant en scène un film accessible à tout le monde, permet aux experts de deux sagas de s’en donner à cœur joie dans un film ou il n’y pas une incohérence, le gros Jason charismatique est toujours aussi excellent tout comme les piques verbales de son confrère Freddy. Seul une grosse incohérence vient légèrement troubler l’ensemble : Ici Jason a peur de l’eau. Tiens donc, on ne sait pas trop où cette information a été pêchée.
Bon maintenant le film en lui-même, parlons-en : Freddy, dont plus personne ne se souvient à Elm Street, décide de ressusciter Jason en se faisant passer pour sa mère (la encore on utilise fidèlement la continuité avec le Jason un peu pataud qui dois bien écouter sa môman), afin que celui-ci provoque la peur à Elm Street, obligeant les habitants à se souvenir de lui, afin qu’il acquiert de la puissance car depuis son dernier combat (Freddy 7) il a un peu perdu de ses réserves. Mais Jason prend plaisir à tuer et Freddy va finalement devoir l’arrêter car il empiète sur son territoire et l’empêche de devenir plus puissant. S’ensuit un scénario assez bien fichu arrivant à cumuler les identités des deux tueurs dans un synopsis très original, mais malheureusement ce n’était pas vraiment le but recherché du spectateur : Pour Freddy vs Jason, on est dans l’optique plaisir coupable, on veut juste voir se bastonner Freddy et Jason. Mais non, on se tape (comme dans tous les films des deux sagas) une pseudo-psychologie des adolescents qui vont tout faire pour arrêter les deux tueurs. C’est assez bien fichu dans le genre mais ce n’est pas ce qu’on attend. Heureusement on a le droit à deux combats d’anthologie entre les titans, un dans le monde des cauchemars de Freddy et l’autre autour de Crystal Lake, combat à mort cette fois. Mais pas vraiment comme en laisse présager le clifhanger final.
Bon sinon, le film vaut quand même franchement le coup d’œil, rien que pour ces deux scènes anthologiques mais également pour l’ensemble qui est quand même pas mal traités, avec des meurtres excellents – et inventifs.
Pour ce qui est de la réalisation, Ronny Yu s’amuse un peu trop avec la caméra au détriment de la lisibilité et les comédiens cabotinent tous à mort. Mais on s’en fiche, on a notre Freddy vs Jason !
Et puis j’oubliais, c’est un réel plaisir que de voir les musiques propres à chaque saga dans un seul et même film. Puis je passe sur tous les clins d’oeils laissés ça et là dans le film.
En bref, un film qui aurait pu être tellement mieux mais on se fait vraiment plaisir quand même et c’est déjà pas mal. Objectivement j’aurais dû mettre 3.5 ou 4 sur 6 mais bon c’est Freddy vs Jason quand même !

4.5/6

Bande-annonce

Par deadpool_az - Publié dans : Slasher Movies
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